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mercredi 6 janvier 2010

En libre-service ou imposé... ?

... Le mélange de minéraux...

Depuis 2007, je donnais le mélange de minéraux en libre-service à mes chèvres et moutons.

Pat Coleby le donne en imposé à ses chèvres laitières (et conseille le libre-service pour les autres animaux). Ses doses sont impressionnantes et je ne les rapporterai pas.

Depuis octobre 2009, j'ai donné exclusivement le mélange en quantité imposée à mes biquettes, en même temps que les céréales. Comme en moyenne une adulte prend 1g de sulfate de cuivre par jour en libre, j'ai calé ma dose fixe la dessus.
Observations...
* Les avis caprins différaient largement à tous les âges...
* Mon troupeau sort d'un épisode d'affection respiratoire plutôt inattendue et qui a révélé une présence importante de strongles pulmonaires !!!

Suite au résultat sur le parasitisme, je me suis empressée de donner du cuivre et de remettre le mélange en libre-service.
Observations :
* Certaines biquettes (les mêmes qu'avant) se sont goinfrées et d'autres ont boudé.
* Globalement, elles ont repris une consommation tout à fait semblable à leurs habitudes précédentes, avec les mêmes comportements.

En y réfléchissant, je me dis que :
- 1g de sulfate de cuivre pris en une seule fois est moins profitable à l'organisme que quand la prise est répartie sur la journée
- pour certaines chèvres, 1g d'un coup était peut être inconfortable (pour celles qui triaient le contenu de la gamelle)

Conclusion
Mes animaux adultes gèrent très bien la prise du mélange de minéraux quand il est en libre-service. Je remets donc définitivement tout à disposition, à volonté.

Cela n'empèche pas un apport imposé à la gamelle, mais à une dose plus petite (que équivalente à 1g de sulfate de cuivre pour une adulte)

Eclat, tout cochon suite à une diarrhée, prend librement du précieux mélange de minérauxReste les jeunes de l'année qui peuvent être capricieux... notamment ceux sous la mère...
Affaire à suivre.

lundi 21 décembre 2009

Choisir une dolomie... pour sa dolomiTe !

Rappel : dolomie / dolomiTe, importance de la nuance...

...1 unité en masse de sulfate de cuivre,
et 6 unités en masse de dolomiTe...


Extrait de la recette du mélange de minéraux donné par Pat Coleby. Il assure un apport équilibré calcium et magnésium à l'animal. Il répond au besoin de saturation en cuivre du corps en toute sécurité (gràce à la dolomiTe)...

... En toute sécurité... c'est bien là le souci quand la dolomiTe n'est pas commercialisée, ou alors à un prix... très élevé !

Dans son livre sur les soins aux ovins, éditions Acres USA, Pat Coleby précise quelques points concernant la teneur en dolomiTe des chaux dolomitiques. Elle évoque les ajustements possibles quand l'élevage se trouve sur une zone riche en magnésium disponible. De notre coté de l'Atlantique, les éleveurs intéressés ont des difficultés à s'approvisionner en dolomie correcte : de nombreux produits sont commercialisés et, comme pressenti, la quantité de dolomiTe n'est pas toujours au rendez-vous...


Dans son livre Natural sheep care, Pat s'intéresse essentiellement aux conditions d'élevage aux USA. Ce pays présente des zones très riches en magnésium dans le sol. Sans détail (car la sagesse dit d'analyser le sol !) l'auteur précise (page 92) que 1/3 de la dolomiTe peut être remplacée par du calcaire. J'interprète ce "tiers" comme une limite haute, un maximum. Ce qui signifie que 2/3 doit être de la dolomiTe pure !

Maintenant il convient d'interpréter cette donnée pour savoir quelles dolomies du commerce peuvent être utilisées (moyennant tout de même un réajustement en magnésium en général en France)

La dolomiTe (pure) a un ratio Ca/Mg de 1,67 avec une composition en oxydes d'environ 30% de CaO et 22% de MgO.
Un apport de calcite (pure) (en guise de calcaire) pour remplacer 1/3 de la dolomiTe modifie les teneurs ainsi :
-> ratio Ca/mg devient environ 3,17
-> CaO : 38,95%
-> MgO : 14,57%


En considérant que :
- les commerciaux sont honnêtes quand ils utilisent l'appellation dolomie,
- le magnésium est TOUJOURS sous forme de dolomiTe (sans monocarbonate de magnésium du point de vue de la structure cristalline !)
=> dans ce cas, on pourrait prendre une dolomie avec seulement 15% de MgO...

Malheureusement, la dolomie, brut de carrière, n'a pas une structure cristalline entièrement "bi-carbonate" ; elle contient des monocarbonates qui ne font pas antipoison du cuivre...

Conclusion ?

Chacun la sienne...
Perso, je ne me risquerais pas sur des moutons avec une dolomie affichant 15% de MgO... Je suis persuadée qu'il n'y aura pas assez de dolomiTe dedans...

Voilà bientôt 2 ans que ma brebis BMC (peau blanche et peu de laine) mange Samidol (20%de MgO) avec le sulfate de cuivre selon les proportions données par Pat Coleby et je n'ai pas eu d'accident ainsi.

Je vois des dolomies à 15% de MgO...
Et Samidol n'est pas encore vendu au détail (minimum de livraison 1 tonne, ce qui représente déjà de "l'épicerie" pour l'entreprise Samin)...
...Alors une suggestion tout de même :
- séparer les ingrédients de la recette et les donner en libre-service.
- préparer un seau d'eau avec du chlorure de magnésium (ou une autre source de magnésium), aussi en libre service, et en plus de l'eau claire (pour que les animaux puissent choisir !) ; objectif : l'animal doit pouvoir équilibrer le ratio calcium sur magnésium (ratio normal de 1,8 à 2) QUAND il en a besoin.

A la santé de nos animaux

mercredi 5 août 2009

Pour faire comme Pat Coleby

Mes ingrédients de base :

- 360g de SAMIDOL
- 60g de sulfate de cuivre (bleu, sans démotant ni autre adjuvant)
- 60g de soufre poudrage (sans additif !)
- 250g de IODAMINE Ruminant

Dans un saladier, je mélange tous les ingrédients pour rendre homogène et je sers des petites doses dans des bols au mur, loin de l'abreuvoir ! J'en prépare peu à la fois pour pouvoir ajuster les dosages si besoin.
le saladier et les ingrédientsRemarque : la dosette sur la photo est celle livrée dans le seau de la Iodamine ; il se trouve que 6 dosettes remplissent le pot de confiture 'bonne maman'. J'ai travaillé quelques temps en volumes (6/1/1ou2/5)... Mieux vaut vérifier de temps en temps que les densités apparantes ne jouent pas de mauvais tour : peser ! c'est mieux !


4 fois plus de Iodamine que d'algues : la Iodamine CONTIENT des algues... j'ai suivi la prescription de Biodalg. Puis comme je donne en continu libre service, et non pas en cures, j'ai ajusté en fonction de la consommation des chèvres.

Depuis peu, j'ai trouvé les mêmes algues que celles de Pat Coleby en France ; en effet, AGROFERTIL (le Mans) s'approvisionne auprès de la même société norvégienne que le commerçant australien. Il est donc possible de préparer le mélange en suivant les spécifications de la Dame...

En options :

- gros sel de Guérande (sec !)
Du sel ?! oui, 2 dosettes... car les algues sont salées d'origine et la Iodamine si peu... De plus, il se trouve que l'équilibre se fait avec les 2,5ml/j de vinaigre de cidre (riche en potassium) par biquette. Je ne mets pas de bloc de sel à coté : les miss qui cherchent le sel attrappent tous les grains dans le mélange (dans ce cas j'augmente la dose de vinaigre de cidre dans l'eau des abreuvoirs, et non pas le sel !)

- de l'argile verte (poudre)
Jusqu'à l'automne 2007 (avant de donner du cuivre), je mettais de l'argile verte dans les reservoirs d'eau des abreuvoirs. Mais l'argile est difficile à nettoyer... maintenant je la rajoute dans le saladier (1 dosette).

- Le mélange doit rester sec !!! donc AUCUN liquide. En présence d'eau, la dolomite neutralise le cuivre, rendant ce dernier inefficace.

- plus de soufre : en été, le soufre devient limitant pour mes bourrues poilues ; il faut que je double la dose (soit 120g) pour qu'elles se comportent normalement face au bol de mélange.


Remarque : sur la base comme sur les options, les quantités sont ajustables. Par exemple, j'ai remarqué ces jours-ci que quelques chèvres léchaient les raccords bronze (alliage de cuivre) tout oxydés des vieux abreuvoirs : du coup, je rajoute un peu de cuivre dans le mélange.
En été, les insectes tournent et les poux prolifèrent aussi. Du coup, je double le soufre.
Cela demande d'observer le comportement des animaux devant le mélange, face au mobilier (!), leurs préférences alimentaires en parcours (ou paturage, à condition qu'il y ait de la variété florale), leur état et celui de leurs parasites (plus ou moins "rapprochés")

Quand j'ai commencé en 2007, mes 50 chèvres mangeaient le saladier en 24h... à pleines bouches... maintenant on en est à 48h.
J'ai remarqué que les jeunes sont les plus assidus et gloutons.
Les bébés sont certainement attirés par le sel. Avec la découverte du foin, le gout herbeux de la iodamine doit aussi être intéressant. La dolomie a des effets immédiats sur les troubles digestifs (les cabris qui tardent à gouter le mélange changent d'avis au premier incident). Pour le cuivre et le soufre, je pense que c'est une question de communication, d'apprentissage aussi, d'adultes à biquets.


ATTENTION SVP
Les sociétés Agrofertil et Biodalg sont informées de mon mélange ; les personnels ne me cautionnent pas ! Je fais ma cuisine à mes seuls risques et chacun en fera autant.
.
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jeudi 14 mai 2009

Vitamine C de synthèse : première...

Presque tous les êtres vivants se fabriquent leur propre vitamine C. L'humain est l'une des exceptions...
Les animaux synthétisent de l'acide ascorbique ; cette dernière molécule est la plus répandue aussi chez les végétaux. L'autre forme courante est l'ascorbate de sodium.

Pour des raisons économiques de production de masse, l'humain a cherché à copier la nature. En pharmacie, on trouve de l'acide ascorbique et des ascorbates de ceci ou cela ; les molécules ressemblent aux originales mais ne sont pas copies conformes.

L'acide ascorbique
Très acide en bouche, pour les biquettes comme pour les humains !
J'ai remarqué qu'il agissait très vite sur mes chèvres ; sans doute est-il très assimilable du fait de sa ressemblance avec la molécule d'origine que produit l'organisme caprin.
En excès il provoque de la diarrhée ; je ne l'utilise pas sur les cabris de moins d'un mois (trop difficile de trouver la dose car les bébés réagissent à la concentration du produit) et avec précautions jusqu'à 9 mois. De toute façon, il ne peut pas être dilué dans le lait, qu'il fait cailler rapidement.
Je réserve donc l'acide ascorbique pour les adultes, et toujours très dilué dans l'eau. Il convient parfaitement pour des soins répartis sur la journée.
Il a ma préférence, y compris pour mon usage personnel.


L'ascorbate de sodium
Douceâtre en bouche, trop même : je le trouve écoeurant, et à voir la mine dégouttée de certaines biquettes en soins intensifs, elles doivent penser comme moi. Donc je rajoute toujours une pincée d'acide ascorbique pour l'appétence. Pat Coleby l'administre souvent en poudre ; je préfère (mesure anti gaspillage) le dissoudre dans un minimum d'eau.
Son action est moins flagrante mais il agit ! Heureusement, car dans bien des cas il faut donner des doses massives de vitamine C d'un coup (pour compenser ce que l'animal ne parvient pas à se fabriquer) ; la main plongera la cuillère dans la boite d'ascorbate de sodium.
Soigneusement préparé avec de l'eau pure et propre, l'ascorbate de sodium (et seulement lui) peut être administré en intramusculaire d'après Pat Coleby. Personnellement, je ne l'ai jamais fait... quand je me dit que Pat le ferait, je passe sur l'acide ascorbique malgré l'acidité, 1/4h après avoir donné du L114*. La solution injectable existe certainement prête à l'emploi...
L'ascorbate de sodium convient mieux aux jeunes (molo tout de même !) et peut être dissout dans le lait ; à répartir sur la journée (une dizaine de fois)


Pat Coleby utilise beaucoup la vitamine C : anti viral naturel, anti biotique, nécessaire pour la synthèse de la cortisone... aide le corps à faire face au processus vaccinal, permet de profiter totalement d'un traitement conventionnel et surtout de s'en remettre(!)...

Pat a le reflexe ascorbate de sodium... Parfois elle spécifie acide ou ascorbate dans les traitements...
Je préfère acide ascorbique (très dilué) quite à contraindre la biquette à boire dans un petit seau, voire à la seringue, toute la journée.

Economiquement parlant, l'acide ascorbique est moins cher que l'ascorbate de sodium. Et le premier étant plus efficace, j'en mets moins d'où un peu d'économie financière...

Où trouver de la vitamine C pure ?
Je la commande à la pharmacie, par boite de 1kg, en précisant bien la molécule voulue.

Cet article est parfaitement incomplet ! Je reviendrai donc sur le sujet au fur et à mesure des cas d'utilisation ou de découvertes...

*L114 : complexe homéopathique Lehning ; contient Nux Vomica ; soutien hépatique ; re-lanceur de la machinerie faim-manger-digérer-...

dimanche 3 mai 2009

Le mélange de Pat Coleby

Pat COLEBY donne la composition de son mélange dans tous ses livres sur les herbivores. Et l'industriel australien qui le produit et le commercialise, précise la composition et les rations sur la fiche produit internet (!). De très nombreux forums (surtout sur les chevaux) en langue anglaise en font état.

Voici donc les ingrédients et leurs proportions relevés dans Natural Goat and Alpaca Care (éditions Landlinks Press) :

- 25 kg de dolomiTe ( l'auteur précise : une poudre blanche, pure)
- 4 kg de sulphate de cuivre (l'auteur précise : pentahydraté, couleur bleue, 25% de l'élément cuivre)
- 4 kg de fleur de soufre (l'auteur précise : la poudre vendue pour le jardinage convient)
- 4 kg d'algues marines
>> Garder le mélange bien sec !

Ce qui est important : le couple 'dolomite /sulfate de cuivre' dont le ratio en masse est de 6,25
La dolomite est l'anti-poison du cuivre...
Le ratio couvre aussi les besoins en calcium et magnésium de l'animal...
Les deux composants réagissent ensemble dans l'eau : le cuivre se retrouve coincé sur la dolomite, et le binôme n'a plus d'utilité pour l'animal... C'est pour éviter cela que le mélange doit être gardé au sec !

Dans Natural Sheep Care aux Editions Acres USA, Pat précise que sur les terroirs riches en magnésium, il est tout à fait possible de remplacer 1/3 de la dolomiTe par une source de calcium. Certes, en France il y a aussi des poches riches en magnésium, mais nos méthodes culturales le rendent indisponible aux plantes (et donc aux animaux). Seul les exploitations en bio devraient se poser la question, sur la base d'une analyse du sol. J'habite dans une telle zone ; étant 'mal' entourée, j'ai gardé le ratio d'origine.

J'ai enfin retrouvé le ratio (en masse) pour préparer un vermifuge pour caprins : 2 dolomiTe pour 1 sulfate de cuivre (vu pour chèvres mais PAS dans le livre des moutons ! Désolée, je n'ai pas d'édition bovins et rien sur le site de Acres)

Ensuite, le ratio 6,25 entretient un terrain sain, équilibré en parasites dans l'hôte. Personnellement je me suis contentée de ce dernier. Savoir que le ratio peut être si petit en toute sécurité m'a permis d'écarter mon coté perfectionniste, de me détendre... et de donner plus de cuivre à une biquette ou une brebis au coup par coup quand nécessaire.


Les algues marines
: rapport 6,25 avec la dolomite, comme le cuivre (c'est pratique pour se souvenir) et je n'ai trouvé aucune corrélation. J'ai compris que Pat considère que environ 4 kg (/25) est un minimum santé convenable et sans effet secondaire pour les ruminants ; elle conseille à de nombreuses reprises de mettre des algues en libre service aux animaux. Les algues sont riches de tous les oligo éléments. Nos compagnons savent mieux que nous à quel moment ils en ont besoin et en quelles quantités.

Les algues contiennent naturellement du sodium (sel par exemple). Pat n'en rajoute pas dans son mélange : les bêtes ont un bloc de sel à disposition à coté.

Nature des algues : les indices sont pauvres... Pat cite souvent le 'kelp', mot gardé en français et qui désigne les algues géantes. Et dans le livre sur les chevaux, elle donne le nom d'une algue et sa composition élément par élément ; il s'agit de Ascophyllum Nodosum, une algue brune commune : le varech (dixit un commercial... qui vend les algues à la tonne, mais depuis 2007, j'ai oublié le nom de l'entreprise)


L'idéal en fait, ce serait de mettre chaque ingrédient dans des gamelles séparées et de laisser les animaux établir leur menu... Et c'est d'ailleurs ce que Pat préconise comme mode de distribution pour les chevaux. Ces derniers semblent réagir volontiers à la forte teneur en protéines des algues ; c'est sans doute le cas pour les autres espèces mais dans une bien moindre mesure (d'où la possibilité d'incorporer les algues dans le mélange).

D'autre part, en fonction des résultats des analyses du sol, Pat suggère d'incorporer d'autres minéraux comme par exemple du cobalt si il y a carence avérée.

Pat Coleby a mis ce mélange au point pour l'Australie et la New-Zealand. Elle l'a confirmé aux USA. Les anglais aussi l'utilisent. Alors... moi aussi j'ai voulu (et veux toujours) en faire autant !

A bientôt donc.

Remarques : l'idéal est bien sûr de se procurer le livre de Pat Coleby correspondant à sa production et un bon traducteur. Pour trouver la bonne traduction, j'ai aussi lu de la documentation en français...
Finalement beaucoup d'informations fort utiles sont données sur le site de Acres ; dommage qu'il n'y ait pas le topo sur les minéraux... (quoi que... en lisant attentivement ce qui est écrit sur les différentes maladies et affections pour chaque espèce, beaucoup est dit...)

Je rappelle aussi qu'en anglais 'dolomite' désigne aussi bien la dolomie que la dolomiTe. Pat spécifie que la 'dolomite' (mot anglais) doit être pure ; donc traduit en français, cela donne dolomiTe.

Enfin, dans cet article comme dans tous les autres, je me contente d'écrire ce que j'ai compris, de témoigner de ce que je fais ; je m'applique pour être factuelle. Si je me suis trompée, je serai très reconnaissante à qui me le signalera.
Les lecteurs sont priés d'exercer leur esprit critique et de choisir librement pour eux mêmes.

mercredi 29 avril 2009

- Un bouquin de Pat Coleby SVP

- Voilà voilà !!!

A la date de l'article, Natural Goat and Alpaca Care aux Editions Landlinks Press
Mon bouquin signé Pat Colebyest téléchargeable gratuitement à cette adresse pour consultation :

Pat Coleby sur AvaxHome.ws

Eu égard aux droits d'auteur, si le bouquin vous intéresse,
achetez le
!!!

- Certes, le bouquin est en anglais...
- Ceci dit, l'ouvrage est complet.
- Non... hélas... il n'existe pas de traduction en français. J'avais contacté l'éditeur il y a quelques mois en proposant ma collaboration pour traduire mais pas de réponse...

Dans ce livre, Pat Coleby traite essentiellement de l'élevage caprin (laitier).
J'avais aussi investi dans Natural Sheep Care aux Editions Acres USA.
Le contenu des 2 titres est le même :
- présentation du type d'élevage : animaux, méthode...
- l'équilibre des minéraux dans le sol et la nécessité de faire une analyse pour établir un état des lieux
- son approche des minéraux
- son approche des vitamines
- un topo sur les maladies

Entre chèvres et moutons, j'ai l'impression d'avoir les 2 mêmes bouquins à quelques spécificités près sur l'animal lui même et les maladies. Les chapitres vitamines, minéraux (et donc recette) sont semblables. L'un étant plus récent que l'autre, j'ai trouvé des ajouts, pas de retrait, pas de contradiction. Je me permets de supposer ouvertement que le livre sur les bovins redit les mêmes choses, en tenant compte de la taille plus imposante du ruminant et de ses caractéristiques propres.

Toujours en libre accès, des pages en anglais sont aussi consultables sur le site de Acres-USA, pour compléter et/ou corréler les infos :
- l'auteur Pat Coleby... rapidement !
- la nouvelle édition "chèvres"
- le condensé "bovins"
- l'extrait "cheval"
- malheureusement rien pour l'instant sur les ovins (et pas trace de Natural Farming non plus !) même si les ouvrages sont publiés.

Remarque : pour les chevaux et les animaux de compagnie (chats, chiens...) les généralités (minéraux, vitamines) sont bien sur les mêmes. Par contre, les conseils d'utilisation sont propres à ces monogastriques, herbivores ou carnivores. J'ai donc acheté les 2 livres, et constaté des différences notables.

Grand MERCI à Biquette qui a fourni cette adresse du site de téléchargement .

Je souhaite bonne lecture et bonne continuation aux bons curieux.

A la santé de nos animaux !
Et donc...
A notre santé !

vendredi 24 avril 2009

Ô Soufre ! Que biquette ne souffre pas !

Sa forme la plus simple du soufre est le cristal, de couleur jaune, parfois tirant sur le brun.
Dans les animaux et les végétaux, il circule sous la forme d'ions sulfates.
La nature et l'industrie fabriquent d'autres composés parfois hyper toxiques à faibles doses.

Biologiquement parlant...

- le soufre se trouve dans de nombreux acides aminés tels la méthionine, la cystéine. Cette dernière entre dans la composition de la kératine, protéine de base des fibres animales, des cornes, griffes, onglons... De nombreuses autres protéines contiennent des acides aminés soufrés.
- les micro-organismes de la panse ont aussi besoin de soufre pour bien valoriser l'azote de la ration.

La chèvre angora a donc besoin de soufre pour produire du beau mohair, en plus de bien digérer et se maintenir en bonne santé (comme tous les animaux).

Pat Coleby le recommande pour écarter les poux, et même tout parasite squatteur de toison.
le saladier avec environ 1kg de mélange, et les différents ingrédients à coté

Pour mes animaux, le soufre est en libre service (en mélange avec le "sulfate de cuivre + 6 dolomie"). L'odeur attire les biquettes ; certaines en prennent plus de 1g par jour.
En curatif, notamment pour les poux, je donne une dose de soufre seul.


J'ai constaté :
- les biquettes qui en prennent convenablement n'ont pas (ou très peu) de poux
- les biquettes qui en prennent beaucoup (2-3g/j) sont dépourvues de poux, ont une bonne odeur soufrée, sont dans une forme olympique !
- à l'été 2008 (premier et seul été vécu avec le soufre avant l'article) il y avait bien moitié moins de mouches dans le batiment
- les hirondelles sont restées dans le batiment et ont chassé allègrement pendant toute la saison 2008.
- en extérieur, les mouches délaissent les chèvres

D'ordinaire j'utilise du soufre poudrage : très fin, il se mélange très bien avec les autres ingrédients. Par contre, la prudence s'impose lors de sa manipulation pour ne pas respirer les fines particules qui s'envolent...

Pour pallier à cet inconvénient, j'ai essayé le soufre vendu pour les soins au bétail : ce soufre est additionné d'huile pour coller la poudre et donc sécuriser son emploi. Certaines chèvres ont ralenti leur consommation du mélange, pendant que d'autres ont augmenté... Seul les biquettes qui ont forcé sur la dose ont régulé le taux de parasites dans leur toison. J'ai donc augmenté (jusqu'à multiplier par 2) la quantité de soufre... pour en conclure que plus ça allait, de moins en moins de chèvres appréciaient le mélange... Je suis donc revenue au soufre poudrage et la dose normale pour le plus grand plaisir du troupeau.

Mes biquettes prennent en moyenne 1g de soufre par jour via le mélange en libre-service. (Les scientifiques du CSIRO ont fixé la limite max à 2% du poids de MS ingéré, soit 20g pour 1kg)

Remarque : je ne connais pas la nature de l'huile qui joue le rôle de mottant dans le soufre pour les soins. (Le commercial qui me l'a vendu n'a pas été capable de me renseigner et n'a montré aucun signe de volonté pour trouver l'info !). De mes observations, j'en déduis que cette huile diminue l'assimilation du soufre par l'organisme. Je ne reconduirai donc pas l'expérience avec ce produit.

vendredi 10 avril 2009

Dolomite et dolomie

Je retiens ceci de mes recherches sur internet, mes bouquins et les conversations avec des producteurs/utilisateurs et commerciaux :
- la dolomite est une cristallisation de bi-carbonate de calcium et magnésium
- la dolomite est naturellement presque équilibrée en calcium et magnésium
- la dolomite a un pouvoir aBsorbant et un pouvoir aDsorbant
- la dolomie est du brut de carrière, et contient au moins 90% de bi-carbonate de calcium et magnésium

Ceci étant :
- à quoi me sert la dolomie ?
- à quelle dose en donner aux animaux ?

Remarque : en anglais, il n'existe qu'un seul mot, dolomiTe...
Dans ses livres, Pat Coleby spécifie de la dolomite pure pour son mélange de minéraux.

le saladier avec environ 1kg de mélange, et les différents ingrédients à coté

La dolomite est un bi-carbonate de calcium et magnésium

c'est à dire un carbonate double, avec d'un coté un ion Mg++ et de l'autre un ion Ca++ et non pas des mono-carbonates cote à cote.

Cette dernière précision est importante, car les propriétés physico-chimiques ne sont pas les mêmes entre dolomite et carbonate de calcium.

De plus, la dolomite contient peu de fer par rapport au magnésium ; sinon elle porte un autre nom .

A ne pas confondre avec le bicarbonate de soude (même structure mais avec des ions Na+)


L'équilibre calcium / magnésium

Il y a quelques couples d'éléments à tenir en équilibre l'un envers l'autre pour éviter des carences de l'un par excès de l'autre dans un organisme !
Le couple calcium / magnésium est un de ceux-là.

Cet équilibre s'entend : minéraux disponibles et assimilés par l'organisme, en masse.
Chez les animaux, le ratio naturel en masse d'élément :
Ca/Mg optimal est légèrement inférieur à 2 .

Or il se trouve que dans la dolomiTe pure, le ratio est de 1,65
(= 40,08/24,30 ratio des masses atomiques respectives). Les puristes diront qu'il est légèrement en défaveur du calcium...


La dolomite aBsorbe et aDsorbe les gaz et les liquides

Absorbe...
Quand même pas autant que de l'argile...
Comme c'est une base, je la donne en cas d'acidose (ou de risque de).

Je me sers de la dolomie pour assècher les litières et le sol sous la litière.

Adsorbe...
La dolomite aDsorbe le cuivre et d'autres métaux.
Dans le cas du cuivre, l'ion Cu2+ prend la place de l'ion Mg2+ dans le cristal ; c'est possible car les diamètres sont proches et les liaisons semblables.
L'Ecole des Mines de Saint-Etienne a travaillé sur la décontamination des sols pollués aux CCA avec de la dolomie ; je vais donc creuser de ce coté pour en savoir plus !

A l'automne 2008, j'en ai donné rapidement au troupeau après l'ingestion d'herbicides... Je pense que c'est grâce à elle (entre autres) que j'ai sauvé 85% de mon cheptel, et que 9 biquets gambadent dans la chèvrerie ce printemps.
ADsorption ? ABsorption ?


La dolomie et la dolomiTe

La dolomie est du brut de carrière qui contient au moins 50% de cristaux de dolomite, et du bicarbonate de calcium, la calcite. Le total des bi-carbonates doit être au moins de 90%. Les % autres ? des impuretés, des mono-carbonates, des composés métalliques...

En agriculture, la dolomie est surtout utilisée comme amendement des sols.
Les commerciaux préfèrent parler de chaux dolomitique : c'est du brut de carrière qui contient une quantité indéfinie de dolomite, du carbonate de calcium et d'autres choses à préciser au cas par cas.

En 2007 je suis donc partie à la chasse à la dolomiTe... en vain... et je me suis rabattue sur la dolomie...
J'ai eu la chance de tomber sur une entreprise qui connait la différence entre chaux dolomitique et dolomie... donc j'ai trouvé de la vraie dolomie... malheureusement sans garantie sanitaire puisque c'est du brut de carrière broyé finement...

De la dolomiTe, il est tout à fait possible d'en trouver, avec garantie sanitaire pour la consommation humaine. Par exemple, courant 2008, BIOLUXE avait accepté de me chiffrer la tonne de dolomite. Je ne me souviens plus de la réponse mais ce qui a été fait une fois peut être refait... En regardant sur internet, la même démarche est envisageable chez tous les vendeurs de gélules pour humains.

Et je mets sérieusement en garde contre les commerciaux-grandes-gueules qui prétendent que n'importe quelle chaux dolomitique (voire carrément le carbonate de calcium) peut très bien remplacer la dolomiTe !
Certes il existe d'autres solutions d'apport de calcium et magnésium... mais AUCUNE n'aDsorbe le cuivre !!! AUCUNE !!!


De la dolomi(t)e, pour quoi faire chez moi ?

- donner du calcium et du magnésium de façon (presque) équilibrée à l'organisme
- remonter le pH après une ration portant à l'acidose (et si la bête a son compte de vitamines A et D, l'effet est flagrant)
- aBsorber et aDsorber les gaz et les liquides dans la panse
- aDsorber des toxiques, tels que le cuivre ! et les herbicides de mon voisin (???)
- assècher les litières, les surfaces...

L'effet absorbant pour dégonfler pourrait tout à fait être obtenu avec une argile. L'adsorption est plus sélective... pas garanti (rien trouvé dans ce sens pour l'instant) qu'une argile sépiolite, par exemple, aDsorbe le cuivre bien qu'elle soit riche en magnésium...


Quelle dose de dolomie ou dolomite

A volonté ! les animaux comprennent vite l'intérêt du produit. Pour leur apprendre, je mets 2 sel et 6 dolomie (en volumes).

J'ai remarqué que lors d'un apport en vitamines ADE (huiles de foies de poissons chez moi) mes biquettes consomment plus de poudre...

Dans mon mélange de minéraux en libre-service, je mets :
5 ou 6 volumes de dolomie en face de 1 volume de sulfate de cuivre cristallisé.
Il y a largement trop de dolomie pour aDsorber le cuivre.
Pat Coleby met 6,25 masse de dolomiTe pour 1 masse de cuivre (ce qui revient presque au même). Elle ne précise pas la limite basse pour l'effet anti-poison. Si je trouve, je m'empresserai de l'écrire ! Ses proportions visent aussi à complémenter en calcium et magnésium.

Remarque : pour ce qui est des chèvres notamment, les animaux "cherchent" le cuivre quand ils en ont besoin. J'ai constaté que s'il n'y a pas suffisamment de dolomiTe disponible, mes biquettes arrêtent d'elles-mêmes de prendre le sulfate de cuivre (et m'interpellent au passage !).
De même ma jument Ayla va joyeusement vérifier (et réclamer si besoin) le seau de dolomie quand elle me voit mettre les cristaux bleus dans l'eau...

Mais quid quand le terrain est naturellement riche en magnésium ?

Et oui, il y a des endroits comme ça, même en France, par exemple chez moi !
Comme dit Pat, la plupart du temps le sol est riche mais les minéraux sont indisponibles !!! Et le magnésium est l'un des premiers éléments bloqués dans le sol du fait des volumineux apports en engrais chimiques...
En agriculture conventionnelle, les animaux sont déséquilibrés Ca/Mg, en défaveur du magnésium. Dans ce cas la dolomite est parfaitement indiquée.
Reste le cas d'une exploitation en bio depuis plusieurs années, dans mon village (par exemple) : il est conseillé de complèter avec une source de calcium naturel, en plus de la dolomite si besoin d'elle face au sulfate de cuivre (tout en libre-service)...
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dimanche 5 avril 2009

Cuivre, Ô Poison Salvateur

Cet article :
complète Chacun son tuyau de cuivre
dans Le Camp des Toisons - La Gazette
- Introduction
- Reflexion, cogitation
- Des pionniers dont...
- Du cuivre, pourquoi faire ?
- Du cuivre sous quelle forme ?
- Quelle dose ?
- Et l'environnement dans tout ça ?
- Un peu plus de développement durable
le saladier avec environ 1kg de mélange, et les différents ingrédients à coté

Introduction

Tous les agriculteurs le savent : le cuivre est un poison. Chaque être vivant (animal ou végétal) a un seuil de tolérance spécifique :
le mouton à peau blanche est plus sensible qu'un mouton à peau noire, qui est plus sensible qu'une chèvre à peau blanche, qui est plus sensible qu'une chèvre à peau noire, qui est...
Ainsi de suite... de même pour les humains d'ailleurs... les plantes... et les micro-organismes du sol...

Sait-on vraiment comment un organisme métabolise le cuivre ? Franchement, j'en doute... Les écrits internet de vulgarisation à propos du cuivre arrivent à se contredire les uns les autres. Et je pense que chaque auteur donne son mot en toute bonne foi quant aux doses et aux effets. Alors ? Qu'en penser ??


Reflexion, cogitation

Les scientifiques savent établir des seuils (mini pour la survie, et maxi avant de périr par empoisonnement) de présence de l'élément cuivre dans le sang.
Mais le taux d'un minéral dans le sang n'est pas le taux dans les cellules de l'organisme... osmose... phénomènes physico-electro-chimiques... chimie pure (pH dans les cellules, potentiel d'oxydo-réduction)... Beaucoup de facteurs interviennent dans l'histoire et tout est question d'équilibre... équilibre "il en faut assez mais point trop"... équilibre des pressions... équilibre des réactions chimiques dans le milieu à pH donné... équilibre avec les autres minéraux...

Un sol acide peut être riche en minéraux. Mais ces derniers seront bloqués (indisponibles pour les plantes). Pour remonter le pH d'un terrain acide, il est conseillé de chaulé (avec de la chaux, ou de la dolomie, ou du gypse). L'amendement calcaire réagit avec le milieu acide et libère des ions qui rendent la terre plus basique. Du même coup, des minéraux bloqués se retrouvent disponibles pour les plantes...

Le cuivre et le magnésium sont en premières lignes pour devenir indisponibles quand le milieu est acide. Ce n'est pas le cas du fer par exemple (j'en ai fait la triste expérience).

Par analogie, pour que le cuivre du sang puisse être utilisé par les cellules, le "terrain" animal doit le permettre : pH et présence des autres minéraux dans les cellules de l'organisme de façon adéquate.
C'est ainsi que, l'équilibre étant cassé, la tuberculose (c'est juste un exemple !!!) s'installera sur un sujet déficient en cuivre, tandis qu'un tuberculeux pourra avoir un fort taux de cuivre (non utilisé et toxique si trop) dans le sang... Logique de milieux...


Des pionniers dont André VOISIN, William A. ALBRECHT puis... Pat COLEBY et d'autres...

...Un sol équilibré pour produire une nourriture équilibrée...

Pat Coleby connait Voisin et Albrecht sur le bout des doigts (moi pas du tout pour l'instant). Ces 2 personnes font autorité chez les anglophones pour leurs travaux sur les propriétés des sols, et les conséquences sur les cultures et les élevages puis la santé humaine.

3 bouquins que j'aimerais bien lire :
- The Albrecht Papers
- Soil, Grass and Cancer, de André Voisin
- Natural Farming, de Pat Coleby

Le cuivre est indispensable mais en trop grande quantité, il tue.
Les propriétés chimiques du cuivre font qu'on peut en mettre autant qu'on veut en face du fer, du calcium, du magnésium, du cobalt, du soufre et bien d'autres, sans que cela soit préjudiciable au métabolisme respectif de chacun... (alors qu'un excès de fer chasse le cuivre des cellules de l'organisme).

Alors, schématiquement, pour avoir un corps sain sans risquer de l'empoisonner, il suffit de trouver l'anti-poison du cuivre pour pouvoir donner un de ses composés à volonté aux animaux ?!

Je ne sais pas qui a dit à Pat Coleby que la dolomie fixe les ions cuivreII. Pat le crie sur les toits, je le dis dès que je peux depuis quelques temps en France et maintenant, je l'écris, forte de mon expérience d'une année pleine avec Brebiou et mes chèvres.
En 2007, quand je cherchais de la dolomite, j'ai découvert que les fabriquants de prémélanges pour les aliments des porcs, incorporent de la dolomite. En préparant cet article, j'ai trouvé des pages sur internet alertant sur la forte teneur en cuivre des lisiers de porcs, du fait du surdosage du cuivre dans l'alimentation des bêtes...
Donc... finalement... le cuivre et la dolomite... c'est un secret de polichinel ?!


Du cuivre, mais pourquoi faire au fait ???

En donnant du sulfate de cuivre (et de la dolomie en anti-poison) à volonté à mes animaux, j'ai récolté ce que Pat annonce dans ses livres :

- effet vermifuge large spectre exhaustif
- effet anti maladies diverses telle la fameuse coccidiose, le très génant ectyma... (et dont forcément FCO que je n'ai même pas vu passer)
- effet bénéfique sur la qualité du mohair (avec le soufre)
- les chaleurs sur un plus grand nombre de chèvres et en juillet au lieu de octobre voire novembre (avec iode)
- assure l'efficacité des anti-anémiants ferriques et/ou ferreux
- excelle dans les soins externes, notamment pour "sécher" une plaie sur la peau, nettoyer un abcès qui a éclaté...

Pat éloigne bien des maux avec le cuivre (associé impérativement avec la dolomite pour effet anti-poison) . Par rapport à l'actualité caprine dont j'ai vent, voici quelques exemples supplémentaires : brucellose, paratuberculose, CAEV, piétin...


Du cuivre ok, mais sous quelle forme ???

Pat utilise les minéraux sous les formes les plus faciles à trouver dans la nature pour peu qu'elles soient assimilables.

Le cuivre métal n'est pas assimilable ; ses oxydes le sont. Un composé se forme spontanément à la surface du métal en présence d'humidité et dans l'air : le sulfate de cuivre. Ce dernier est assimilable lentement (donne le temps d'intervenir avant de tuer), et réagit avec la dolomite en milieu aqueux (le cuivre se retrouve bloqué ; effet anti-poison).

Suite à des demandes d'expériences, Pat a essayé d'autres formes de composés à base de cuivre. Elle les trouve extrêmement délicats à utiliser du fait de leur absorption trop rapide par l'organisme, et les déconseille vivement. (trop vite dans le sang et non disponible pour les cellules, le cuivre est stocké jusqu'à mort dans le foie)

Donc j'en suis restée et en resterai (en attendant mieux pour lutter contre la mondialisation des microbes et des parasites) au sulfate de cuivre cristallisé (avec la dolomie !).


Combien ? Quelle dose ?

... Les cristaux bleus avec 6 fois la dolomie, à volonté, en mélange sec (!) ou mieux, dans des gamelles séparées.
... je me suis préparée une solution à 1% dans l'eau pour les soins ciblés (sur des animaux ayant accès à la dolomie à volonté).

1 sulfate de cuivre et 6 dolomie : effet anti-poison avec la méga marge de sécurité, et complément en calcium et magnésium par la même occasion.

Je n'ose pas recopier les doses de Pat Coleby... c'est époustouflant...
Mais il faut comprendre aussi que l'Australie n'est pas l'Europe, pas la France. Les pressions virales et bactériologiques sont totalement différentes ; l'agriculture est extensive...

Pat est chevrière en lait ; ses biquettes reçoivent une dose minimum de "sulfate de cuivre + 6 dolomite" et elles peuvent se resservir en libre si besoin.

L'Australie n'est pas la France, donc les besoins des animaux ne sont pas les mêmes non plus...

Udyoga prend avidement les minéraux que je viens de mettre dans le bolJ'ai choisi le libre-service permanent pour mes chèvres et mes brebis (et les alpacas quand ils sont à l'abri).

Les 6 premiers mois, les 20 mères consommaient 30g de sulfate de cuivre par jour . A l'été, elles ne prenaient plus que 10-15g. A 3 mois des mises bas elles ont repris des grosses doses à 30g ; et seulement 15 chèvres étaient gestantes : des prises individuelles ont du dépasser 2g pour au moins 3 mères... Les mises-bas sont passées de 2 mois et ces dames tournent entre 15g et 20g

Donc en moyenne, une chèvre angora consomment librement 1g de sulfate de cuivre par jour.
J'ai vérifié que c'était bien le cuivre qui les intéressait en leur proposant les cristaux dilués (à 1%) : je me suis faite assaillir !

Ma stagiaire m'a posé la bonne question : c'est bon donc elles sont accro
! ???
Heureusement, la nature est bien faite et les animaux sont plus à l'écoute de leur corps que les humains : quand l'organisme est saturé en cuivre, le sulfate de cuivre prend un goût mauvais dans la bouche ! J'ai vu des chèvres renoncer à la chose convoitée une fois le nez dessus . Quant aux monogastriques, ils ont des spasmes vomitifs si ils insistent.

Pourtant, les bêtes s'empoisonnent avec le cuivre, notamment dans les pâturages voisinant les vignobles...
En effet... mais il s'agit rarement de sulfate de cuivre. Le cuivre dans la plante est sous une forme organique (?) et très assimilable... Avec quel goût ??? Aux limites des propriétés, les pulvérisations passent les clotures...
Et puis... l'animal n'a pas le choix de nourriture... (Viiiiiiiiite ! de la dolomite !)


Et l'environnement dans tout ça ???

L'animal mange plus de cuivre qu'il n'en métabolise. Le corps rejette du cuivre "usagé"... Bref, il y a une bonne dose de cuivre dans le fumier.

Je m'en suis inquiétée bien sur.

Pour le calcul ci-dessous, je vais jouer la scène dans la peau du "pessimiste grave":
-une chèvre prend librement (chez moi !) 1g de sulfate de cuivre par jour en moyenne
- pessimiste : la chèvre rend 1g de "sulfate de cuivre digéré" (majoritairement du cuivre sur la dolomie), c'est à dire 0,25g de cuivre par jour (en terme de pollution, c'est le métal ou l'ion qu'il faut retenir)
- donc en un an une chèvre consomme et rejette environ 91g de cuivre.
- il faut 8 chèvres angoras adultes pour compter 1UGB
- 1 UGB prend et rejette donc 730g de cuivre dans le fumier par an.
- une exploitation équilibrée compte 1 UGB par hectare ; cela fait une pression de moins de 1kg de cuivre par hectare,ouf !

Comment ça : ouf! ???

- ouf parce que la boucle est bouclée : 1 UGB mange "1kg" de cuivre par an et fume 1 hectare... cet hectare, l'UGB le mange l'année suivante, et ainsi de suite !

- ouf, parce que les micro-organismes du sol ont besoin de cuivre pour leur propre système immunitaire et pour décomposer efficacement le compost (issu de la décomposition du fumier) ;

- ouf, parce que les végétaux ont besoin de cuivre pour se défendre face au mildiou, au charbon... et autres maladies, champignons (...) qui sollicitent les défenses immunitaires des plantes elles-mêmes.
Et ainsi de suite dans la chaîne alimentaire.

Remarque : les agriculteurs biologiques pouvaient monter à 8kg de cuivre car ils apportent de la matière organique sans autres poisons et travaillent le sol (ce qui incite les micro-organismes à rester plutôt qu'à fuir le cuivre). C'est possible... mais personnellement je me sens mal à l'aise devant une telle dose de cuivre...
Dans le cas des élevages de porcs, le sulfate de cuivre est digéré avec de la dolomite, mais pour les cultivateurs, c'est des molécules chimiques de cuivre qui partent telles quelles dans le sol...

Si un agriculteur bio veut faire des économies de bouillie bordelaise (qui est rincée à chaque pluie) et nourrir ses cultures, mon fumier est disponible !!! Pour prendre contact, mon email est dans mon profil.


Un peu plus de développement durable

Pour au moins ma satisfaction personnelle, il reste tout de même des points à lever :

- je m'interroge sérieusement sur le comportement de mes ruminants face au minéral : pourquoi ce besoin instinctif de se saturer en cuivre ?!

- combien de temps une biquette devrait passer à lécher un tuyau de cuivre en libre service pour avoir sa dose ? (là au moins, biquette ou brebis ne s'empoisonnerait pas)

- pour 1kg de cuivre digéré avec de la dolomite et épandu sur 1 hectare, comment et combien se retrouve dans la plante qui pousse dessus... et que mangera l'herbivore ?

Pas d'affolement !!! Un viticulteur peut mettre 8kg de cuivre, sans la dolomie, sur 1 hectare de vignes ; donc le raisin se charge en cuivre... et il est comestible !
J'ai entendu hurler que ce n'est pas une raison !
... Je suis entièrement d'accord, alors au boulot!

INFORMONS NOUS AVEC DISCERNEMENT
CHOISISSONS EN CONNAISSANCE
AGISSONS AVEC MAITRISE
SOYONS RESPONSABLES DE NOS CHOIX, DE NOS ACTES.

Pour la santé de la Terre et de tous ses Enfants

jeudi 26 mars 2009

Bouquins à portée de main

De Pat COLEBY (en anglais) :

Natural Goat and Alpaca Care : Pat est chevrière (lait) ; elle traite ici des chèvres et accessoirement des camélidés.
La nouvelle édition (chez Acres-USA) se limiterait aux caprins

Natural Sheep Care : la fille de Pat a des moutons laineux (et viande)... J'ai acheté ce livre car j'étais persuadée que les moutons pouvaient prendre le même mélange cuivreux que les chèvres. De plus l'édition est plus récente donc contient des éléments supplémentaires... en fait, pas grand chose ! Mais au moins j'ai des arguments pour discuter avec mon voisins qui élèvent des moutons (BMC). Après avoir lu ce livre, j'ai pris une agnelle juste sevrée : c'était en janvier 2008...

Natural Horse Care : parce que j'ai des chevaux... et qu'ils n'aiment pas le mélange ! Fallait que je sache...

Natural Pet Care : parce qu'il y a 3 chiens, 2 chats chez moi et d'autres animaux de compagnie chez mes proches. Et un de mes chiens avait de gros problèmes de parasitisme : j'étais sure de trouvé le pourquoi du comment ainsi que la solution dans ces pages...

Un proche m'a déniché le catalogue des produits Lehning, qui contient les indications thérapeutiques pour chaque produit (homéopathie, phytothérapie, oligothérapie). Ce n'est pas toujours évident de trouver la solution dans des produits pour humain (monogastrique omnivore) pour soigner un herbivore ruminant mais en recoupant avec les infos glanées ici où là, je m'en sors bien.

Et j'ai déterré (des cartons de mes nombreux déménagements) Homéopathie et Cheval - Conseils Thérapeutiques des Editions Boiron . C'est un livre que j'avais acheté au-cas-où pour ma jument dans les années '90...

Maintenant que ma campagne préférée est équipée avec l'ADSL (à la rame avec 1 seul rameur, mais c'est mieux que le bas débit !) je fouine sur internet... Le problème c'est de trier...
Je retiens, en toute confiance :
- les articles de Alain Boutonnet et son équipe sur le site de BIODALG
- les articles de Gilles GROMOND sur le site Le Comptoir des Plantes Médicinales
- les articles et les liens sélectionnés de Jean-Claude BOURDON sur le site de SPIRALE dédié aux traitements de l'eau... pour la santé.

Je lis avec intérêt les articles revendicateurs sur GIE Zone Verte ; les liens qu'ils proposent sont également à consulter. (non non, je n'ai pas tout lu !)

J'ai encore beaucoup à apprendre...
Notamment, j'aimerais mieux connaître les propriétés des 'tites herbes (et les grosses !) qui peuplent mes paturages sauvages...

mercredi 25 mars 2009

Armoire à pharmacie vidée à l'automne 2007

enfin presque...
j'ai gardé la bouteille de bétadine pour les nombrils des nouveaux nés... la TM de calendula est prète à prendre la relève...
j'ai gardé l'homéopathie et les huiles essentielles, la propolis, des argiles...
Les solutions minérales (anti anémie) sans antibio et le flacon de B12 sont toujours là pour les situations d'urgences (certaines biquettes attendent d'être mourantes pour dire que ça va pas ! grrr!!!) sans oublier la vitamine C (l'un des produits de la trousse d'urgence de Pat Coleby).
Ceci dit, certains produits seront périmés avant que le contenant soit vide.

Ce qui n'a pas le temps de se périmer :
-l'huile de foies de poissons,
-le vinaigre de cidre
-et ... le mélange de minéraux... je fabrique 4-5kg de mélange par semaine en suivant les recommandations de ... Pat COLEBY.

Cette dame Australienne, très écoutée chez les anglophones, a mis au point un complément minéral qui est vendu à grande échelle en Australie et plus récemment aux USA ; un lien vers un site de vente australien (qui ne livre pas l'Europe) :
le saladier avec environ 1kg de mélange, et les différents ingrédients à coté
Je n'ai pas pu me procurer les algues... mon exploitation est trop petite... Ma route a croisé BIODALG alors j'ai échangé les algues contre les fines herbes de la Iodamine... J'ai réussi à trouver de la dolomie en France (quelle épopée !!!)... je mets toutes les poudres dans le même saladier, un peu de gros sel non raffiné, et je rends homogène...
Udyoga prend avidement les minéraux que je viens de mettre dans le bolUn biquet de 2 mois prend des minéraux

...Accès en libre service,
à volonté
à ces minéraux...
Je n'ai plus vermifugé depuis octobre 2007, fini les anti-parasitaires externes... des chèvres dynamiques... rien aux pieds rien aux dents ... taux de fécondité amélioré... un plus beau mohair... la coccidiose est une histoire dépassée... etc.
Et pendant l'été 2008, j'ai noté qu'il y avait 2 fois moins de mouches dans le bâtiment.

Il ne reste plus que les accidents à gérer : conséquences des coups de cornes et des bêtises mal calculées, bobos divers, intoxications par une cochonnerie dans le foin, les herbicides qui dépassent les limites des terrains des voisins (bonjour les dégats à long terme sur les chèvres survivantes !!!)...

Comme tous les produits que j'utilise ont bon gout sur les langues caprines, la plupart de mes biquettes viennent réclamer quand ça ne va pas; idéal pour s'en sortir avec l'homéopathie et la phyto ! Mais il faut avoir l'oeil sur les timides et les trop fières...

Avec la "menace" FCO, quand je découvre des maux avec du retard et que les oreilles sont froides, je sors la vitamine C avec facilité... La vitamine C est un anti-viral naturel et il se trouve que les cristaux de synthèse sont aussi efficaces que la vitamine naturelle, sans dégâts collatéraux et... à moindre cout : ouf !