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vendredi 22 janvier 2010

Apprendre à un biquet à manger du mélange de minéraux

Une mère produit du colostrum au moment de la naissance, puis le stock se dilue dans le vrai lait. Au bout d'une semaine, il n'y a plus de colostrum dans le lait maternel.

En parallèle biquet nait avec des parois intestinales poreuses au possible pour que les anti-corps maternels présents dans le colostrum passent dans son sang. Cela ne dure pas et heureusement car cette situation est plutôt dangereuse : les bactéries indésirables pourraient profiter de l'aubaine...

Le système immunitaire se met en ordre de marche au moment de la naissance seulement. Il tire énergie et matériaux (vitamines et minéraux) pour travailler du lait maternel essentiellement, puis des autres nourritures introduites progressivement, dès la 1ère semaine de vie.

Les chèvres qui daignent élever leur biquet, emmènent le cabri gouter les minéraux. A 1 semaine, certains cabris obligeant prennent leur petite ration en même temps que leur mère... donc je fais pareil avec les orphelins en adaptant la méthode d'apprentissage :

- les biquets orphelins sont toujours à sucer mes doigts, les plis de mon pantalon, les bords de ma veste... en plus de la tétine du biberon ;
- je mouille un doigt et le roule dans le mélange ; mon doigt ressort enduit de poudre...
- je présente mon doigt devant un jeune museau avide ; le cabri enfourne... est un peu surpris par le gout mais en général, il aime et en reprend.
- quand biquet n'en veut plus, je n'insiste pas : c'est lui qui gère...

Vidéo pour illustrer ...




Pourtant la partie n'est pas forcément gagnée ...

En prenant le mélange tôt, à téter un lait riche en minéraux, certains cabris se sentent tout puissants et la jouent "moi, y m'arrivera rien !"... et délaissent ce truc pas forcément très appétent.
L'an dernier une biquette accompagnait sa mère et faisait semblant de prendre un peu de poudres... je m'en suis aperçue trop tard...
Les orphelins sont presque tous des "moi, y m'arrivera rien !" mais quand ils ont un problème, ils hurlent leur désespoir, leur souffrance, leur frustration aussi... c'est le moment idéal pour leur enseigner l'intérêt de ce mélange minéral.

Eclat, qui a une belle diarrhée, est désormais convaincu de l'efficacité du mélange de minéraux et en mange seulEclat, cabri orphelin de 2008, infernal "goute-à-tout", a compris que la dolomie soulageait rapidement ses désordres digestifs. Il est désormais convaincu de l'intérêt du mélange de minéraux et devient autonome.

mercredi 6 janvier 2010

Abreuvoirs sur reserve d'eau

L'idée de départ :
mettre les "potions de soin" dans l'eau afin que les chèvres puissent prendre tout au long de la journée. Les chèvres sont logées en fonction de leur âge, de leur sexe (les boucs dans un box à part), de leur production (mères gestantes / vides) car chaque lot exprime des besoins différents donc nécessite des apports de potions spécifiques.

Le cahier des charges :
le système doit être souple d'utilisation, d'une capacité de 24h mini à 48h pour un box d'une vingtaine de chèvres, économique en investissement, facile à nettoyer.

Les potions de soin :
* l'homéopathie ! c'est ce mode thérapeutique qui a servi de fil conducteur pour la mise en place des réservoirs.
* les poudres solubles (vitamine C par exemple, le sulfate de cuivre, le chlorure de magnésium...)
* les poudres insolubles (!) comme l'argile... dont l'utilité porte sur plusieurs jours
* des liquides comme le vinaigre de cidre, des tisanes...

ATTENTION : certaines potions sont incompatibles entre elles !!!
Ne pas les mélanger n'importe comment !
et rincer le réservoir si 2 incompatibles doivent s'y succéder !

Le résultat :
système d'abreuvoir : une poubelle ménagère posée sur un bidon ; du tuyau d'arrosage et des raccord; un abreuvoir auto.

- Un gros bidon pour servir de ré-hausse afin que le réservoir soit au dessus de l'abreuvoir pour une alimentation naturelle par gravité

- Une poubelle ménagère toute propre, à intérieur lisse (pour faciliter le nettoyage notamment), percée en bas pour la sortie d'eau

- Du tuyau d'arrosage et des raccords rapides nécessaires

- Un (ou plusieurs) abreuvoir automatique

Avec le temps j'ai rajouté quelques accessoires...

- un gros aimant en ferrite sous la poubelle pour modifier l'eau (les molécules sont rangées au lieu d'être en vrac). Et j'ai constaté que cela ne déprogrammait pas l'homéopathie (complexes alcoolisés Lehning ok ; pour les autres, je ne sais pas).

- des morceaux de cuivre métallique (bouts de tuyau) pour éviter le développement des algues et... des mères de vinaigre (!)
ATTENTION : pour les moutons, mettre de la dolomite (dolomie) à disposition par ailleurs sinon c'est l'empoisonnement assuré ! Je mets l'anti-poison dans le bol de l'abreuvoir quand les animaux n'ont pas accès au mélange de minéraux en libre-service.

Les personnes (que le dispositif intéresse) veilleront à modifier le modèle comme elles jugeront nécessaire pour assurer la sécurité de leurs animaux.

En libre-service ou imposé... ?

... Le mélange de minéraux...

Depuis 2007, je donnais le mélange de minéraux en libre-service à mes chèvres et moutons.

Pat Coleby le donne en imposé à ses chèvres laitières (et conseille le libre-service pour les autres animaux). Ses doses sont impressionnantes et je ne les rapporterai pas.

Depuis octobre 2009, j'ai donné exclusivement le mélange en quantité imposée à mes biquettes, en même temps que les céréales. Comme en moyenne une adulte prend 1g de sulfate de cuivre par jour en libre, j'ai calé ma dose fixe la dessus.
Observations...
* Les avis caprins différaient largement à tous les âges...
* Mon troupeau sort d'un épisode d'affection respiratoire plutôt inattendue et qui a révélé une présence importante de strongles pulmonaires !!!

Suite au résultat sur le parasitisme, je me suis empressée de donner du cuivre et de remettre le mélange en libre-service.
Observations :
* Certaines biquettes (les mêmes qu'avant) se sont goinfrées et d'autres ont boudé.
* Globalement, elles ont repris une consommation tout à fait semblable à leurs habitudes précédentes, avec les mêmes comportements.

En y réfléchissant, je me dis que :
- 1g de sulfate de cuivre pris en une seule fois est moins profitable à l'organisme que quand la prise est répartie sur la journée
- pour certaines chèvres, 1g d'un coup était peut être inconfortable (pour celles qui triaient le contenu de la gamelle)

Conclusion
Mes animaux adultes gèrent très bien la prise du mélange de minéraux quand il est en libre-service. Je remets donc définitivement tout à disposition, à volonté.

Cela n'empèche pas un apport imposé à la gamelle, mais à une dose plus petite (que équivalente à 1g de sulfate de cuivre pour une adulte)

Eclat, tout cochon suite à une diarrhée, prend librement du précieux mélange de minérauxReste les jeunes de l'année qui peuvent être capricieux... notamment ceux sous la mère...
Affaire à suivre.

vendredi 14 août 2009

Donner une poudre à... un animal

Argile, charbon végétal, dolomie... que des poudres qui volent au moindre souffle d'air...

Cela me rappelle les bugnes saupoudrées de sucre glace... la poudre de chocolat sur les gâteaux... C'était tout un art de croquer les gourmandises tout en retenant sa respiration pour éviter de tapisser la gorge de fines particules ! Bééééééééh, pour les biquettes (et les autres animaux aussi) c'est pareil.

Action corrective : mouiller !

- mouiller la quantité de poudre souhaitée avec très peu d'eau ; parfois quelques gouttes suffisent. L'objectif est de faire une pâtée plus confortable à avaler pour l'animal... et facile à manipuler par le soigneur
- prendre la pâtée dans une petite cuillère
- et zouh ! enfourner !

J'immerge la cuillère dans l'eau pour mouiller la dolomieComme beaucoup de soins sont des urgences, et que la dolomie se mouille facilement, je mets un peu de poudre dans la petite cuillère (jouet d'enfant bien agréable pour les petits museaux récalcitrants ou pressés !) et trempe le tout dans l'eau.
De même avec l'argile.

Le charbon végétal et le soufre sont plus difficiles à mouiller... La patience du soigneur et de son patient est mise à rude épreuve !

Pourquoi une pâtée plutôt qu'une dissolution (ou suspension) dans un grand volume d'eau ?

* certains produits sont infectes de goût même dilués... et il faut pourtant bien en avaler une quantité minimum pour obtenir un soulagement. Avaler beaucoup d'eau fait durer la torture, d'où plus de "bagarre" pour contenir un animal exprimant sa désapprobation avec la force de la furie. Cela peut finir avec un accident mécanique, une fausse-route (et c'est parfois fatal !!!).

* certains produits se montrent plus efficaces s'ils ne sont pas saturés en eau. C'est le cas de la dolomie pour une acidose, de l'argile et du charbon pour une diarrhée...

* quand la bouche est pleine d'un produit pateux, l'animal n'a d'autre choix que d'en avaler au moins une partie. Les jeunes essuient souvent leur museau sur la jambe de mon pantalon d'un air rageur avant d'aller... boire ! Etant ainsi seul à gérer le problème, l'animal risque peu d'accident... Tant pis pour le gaspillage...

* certains produits sont agréables en bouche, ou apportent, malgré le mauvais goût, un soulagement rapide (de mémoire animale !). Alors la cuillère devient un plaisir...
Ouf !

mardi 7 avril 2009

Donner des gouttes d'homéopathie à... une chèvre

Les flacons d'homéopathie sont équipés de "goutteurs" : pratique pour compter les gouttes.
je mets les gouttes dans le bouchon du flaconToujours pressée, je dévisse le bouchon et je fais tomber les gouttes dedans, sur le coté.

j'utilise une seringue à insuline pour récupérer les gouttesLes seringues pour l'insuline contiennent 1ml ; c'est idéal pour les gouttes d'homéopathie. Je récupère le contenu du bouchon...

Pour les petits gabarits (cabris, agneau, chats...) : les gouttes étant alcoolisées, mieux vaut prendre de l'eau avec la seringue pour diluer un peu. Je dépasse rarement la moitié de la seringue en contenu : ainsi l'animal a presque rien dans la bouche et l'homéopathie passe directement via la langue : c'est beaucoup plus efficace.

Nausicaa tient la seringue entre ses dentsZouh ! biquette, prend ! c'est bon sur la langue !

Mes chèvres adorent mes potions : je n'ai qu'à tendre la seringue. Pratique pour les soins ! ...et la photo.
Pour les autres : malheureusement un peu de contention est nécessaire...
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